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 d’ADHEOS

Le maire et ses adjoints s’étaient dans un premier temps opposés à cette union, avançant des convictions personnelles. 
 
Guy Martineau-Espel et Jean-Michel Martin, le couple d’hommes confronté pendant près d’un mois au refus du maire de leur village de les unir, ont finalement pu se marier lundi, lors d’une brève cérémonie célébrée à la mairie d’Arcangues (Pyrénées-Atlantiques) en présence d’une trentaine de personnes, a constaté l’AFP. «Je vous déclare mariés», a dit un peu après 17h30 l’adjoint au maire chargé de la culture, Didier Maisterrena, déclenchant les applaudissements d’une assistance jusque-là figée dans un silence très ému. Les époux se sont embrassés et Guy Martineau-Espel a versé de chaudes larmes. «On va simplement faire la fête chez nous», a dit en sortant Jean-Michel Martin. «Tout ça pour ça, on y est arrivés», a-t-il ajouté avant de repartir avec son mari, de deux ans sont cadet, dans une décapotable noire.
 
Guy Martineau-Espel et Jean-Michel Martin, 53 et 55 ans, vivent ensemble depuis 17 ans. Ils avaient signalé dès la fin mai au maire divers droite, Jean-Michel Colo, leur souhait de se marier à Arcangues, commune basque de 3 000 habitants, où ils vivaient depuis dix ans. Mais celui-ci, soutenu par une partie de son conseil municipal, refusait de célébrer ce mariage, arguant dans un courrier adressé au préfet qu’il refuserait, tant qu’il serait à la tête de sa commune, de marier des couples du même sexe.
 
Ce projet de mariage était le premier en France à avoir déclenché la résistance de tout un exécutif municipal, alors que la loi avait déjà été promulguée. Le 27 juin, un des adjoints avait fini «par se porter volontaire pour célébrer le mariage Taubira», selon un communiqué du maire.
 
Face à ce refus le couple, qui souhaitait pourtant un mariage discret, avait finalement porté plainte pour discrimination auprès du procureur de la République à Bayonne, une plainte visant le maire et ses adjoints, qu’ils ont également assignés en référé.