NEWS
Les actualités
 d’ADHEOS

 Karent Tait est accusée par sa hiérarchie d’avoir entretenu une relation avec une autre femme, alors qu’elle était stationnée en Afghanistan. Mais pour la soldate, il s’agit surtout d’homophobie
 
 Le capitaine Karen Tait aurait-elle subi une discrimination homophobe dans l’armée britannique? C’est en tout cas ce que pense cette jeune femme de 29 ans, qui est accusée par sa hiérarchie d’avoir entretenu «une relation inappropriée» alors qu’elle était au front en Afghanistan. Une accusation qui a eu de graves conséquences pour la militaire. Sa mission en Afghanistan a été écourtée, ce qui l’a fait se sentir «profondément honteuse», a-t-elle expliqué. Il lui a également été interdit de se rendre aux obsèques de ses collègues morts au combat, et sa plaque lui a été confisquée. «Complément abattue», Karen Tait a décidé de porter l’affaire devant les prud’hommes anglais, qui instruisent actuellement son dossier.
 
 
Le début de l’affaire remonte à décembre 2009, lorsque Karen Tait est informée que son séjour en Afghanistan sera raccourci à cause de sa relation avec le sergent Caroline Graham. La capitaine admet qu’elle a bien entretenu une relation amoureuse avec cette soldate, en 2009, mais explique qu’elle a préféré mettre leur relation «en pause» pendant leur séjour en Afghanistan.
 
«Parce que je suis lesbienne»
La hiérarchie militaire justifie ces sanctions par le fait que, en Afghanistan, Karen Tait aurait autorisé Caroline Graham à changer de position pour la rejoindre à son post à Kandahar. Elle se serait également arrangée pour que leurs permissions tombent en même temps. Des accusations que la militaire nie fermement. Là-bas, «je n’ai jamais eu aucune relation avec Caroline, d’aucune sorte», s’est-elle défendue. Et, selon elle, si Caroline Graham a bien été autorisée à revenir à Kandahar, c’est seulement suite à des blessures.
 
Pour Karen Tait, il s’agit donc surtout d’homophobie.
«Le lieutenant colonel Poneskis ne m’aime pas parce que je suis lesbienne», a-t-elle témoigné devant le Tribunal de l’emploi, à Londres. «Elle a dit que j’avais perdu sa confiance ainsi que celle de ma hiérarchie.» L’instruction du dossier est toujours en cours.